La start up allemande de robotique Neura a annoncé mercredi un accord avec l'équipementier Bosch pour entraîner et adapter ses robots humanoïdes à un usage industriel, afin d'accélérer leur production en série et leur déploiement.
( AFP / THOMAS KIENZLE )
Ce partenariat associe un poids lourd du secteur automobile et industriel allemand, actuellement en difficulté, à une entreprise fondée en 2019 et désormais présentée comme le challenger européen des pionniers de la robotique, à l'instar du chinois Unitree ou de l'américain Boston Dynamics.
Plusieurs milliers de salariés parmi les 350 sites de Bosch dans le monde porteront des "combinaisons équipées de capteurs avancés" afin de collecter des données d'entraînement pour les robots Neura, selon un communiqué.
"Nous avons besoin de données en temps réel car ce sont les données qui manquent actuellement dans le monde de l'IA physique" pour les robots, a déclaré à l'AFP David Reger, directeur général de Neura, située à Metzingen, prés de Stuttgart (sud-ouest).
"Bosch s'intéresse de très près aux voitures autonomes. Ils ont constitué de grandes équipes dotées d'une expertise qui nous est utile", a-t-il ajouté.
De nombreux robots humanoïdes récents sont alimentés par des modèles d'IA générative similaires à ceux utilisés dans les chatbots tels que ChatGPT d'OpenAI ou Gemini de Google.
Contrairement aux IA de génération de contenus, entraînées sur de vastes données en ligne, la robotique a longtemps été freinée par le manque de données sur les mouvements en 3D.
Pour y remédier, des entreprises font désormais enregistrer des gestes humains répétitifs à l'aide de capteurs.
Neura a ouvert l'an dernier la première d'une série de plusieurs "salles de sport" destinées à permettre aux robots d'acquérir de nouvelles capacités.
Bosch collaborera aussi avec Neura sur son logiciel et sur l'industrialisation de la production des robots humanoïdes.
Plusieurs milliers d'androïdes 4NE1 de Neura devraient être produits cette année, selon son directeur général. Les deux entreprises veulent collaborer "non seulement sur les données, mais aussi sur les composants, le déploiement et l'assemblage des robots".
Avec environ 200 millions d'euros d'investissements à ce jour, M. Reger a déclaré que le carnet de commandes de Neura s'élevait désormais à environ 500 millions d'euros pour les seuls robots humanoïdes.
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